Alex Albon a voulu expliquer clairement ses déclarations faites à la radio en plein contexte de course, lors du Grand Prix du Canada de Formule 1 le dimanche dernier.
Albon, visiblement frustré
Le pilote de l’écurie Williams s’était montré irrité face aux stratégies adoptées par son équipe. Il avait exprimé son mécontentement en interpellant la radio avec ces mots : «Je ne comprends pas pourquoi vous ne m’écoutez pas.», suite à une décision de ravitaillement qu’il considérait comme trop tardive, plusieurs tours après ce qu’il aurait estimé nécessaire.
Ce mode opératoire a eu pour conséquence de faire perdre plusieurs positions au classement, avant qu’il ne soit contraint à l’abandon, au 46e tour, en raison d’un problème moteur. Cependant, selon Alex Albon, les extraits retransmis par la télévision ne donnent pas une image complète de la situation.
« On a l’impression qu’ils ont tranché pour diffuser mes messages radio d’une certaine manière. Je signalais à chaque tour que la décision n’était pas la bonne, mais ils ont attendu certains moments pour ne diffuser que certains messages », confie-t-il.
Il a également pris le temps de défendre son équipe : « Franchement, cette saison, notre stratégie a été très performante. Je pense que nous avons toujours pris les bonnes décisions. En conditions mixtes ou sèches… Regardez à Imola, nous avons réussi à faire fonctionner un seul arrêt au stand. À Melbourne ou Miami aussi, nos choix de pneus étaient judicieux. »
« Dans ce cas précis, nous étions dans l’incapacité. Nous avions décidé de tenter un seul arrêt, avec l’espoir de pouvoir rattraper les positions perdues lors du départ. La voiture affichait un bon rythme, et nous pensions pouvoir compenser l’usure en étant plus rapides que les Alpine, par exemple, qui bloquaient la majorité des concurrents. »
« Mais dès que la gomme commence à se dégrader, c’est fini. Or, le graining est intervenu plus tard qu’en essais libres 2, ce qui nous a laissé penser que nous pourrions prolonger le relais. En réalité, dès que cette dégradation débute, il faut faire rentrer la voiture. »
James Vowles, directeur d’équipe, a expliqué à Sky Sports F1 : « Quand on a raté la première fenêtre pour faire entrer Alex, la meilleure option était de continuer à rouler. Mais cela n’est pas visible depuis le cockpit. Pour lui, c’est un vrai enfer de se faire dépasser de tous côtés. »
Williams exprime ses regrets face à une chance manquée
Carlos Sainz a saisi la occasion laissée par l’abandon tardif de Lando Norris pour terminer à la 10e position et marquer un point, malgré une qualification difficile. Mais, du côté de Williams, on garde un sentiment de déception, comme si le week-end était passé à côté d’une vraie opportunité.
« On a manqué une occasion ce week-end, » a reconnu Alex Albon. « Nous avions la vitesse pour faire mieux, mais nous avons échoué en qualification. Nous devons mieux comprendre le comportement des pneus, et cette sensibilité au vent nous a encore compliqués la tâche. »
« La voiture était compétitive pendant la course, et nous espérions facilement atteindre le top 10. C’est frustrant d’avoir laissé filer cette chance. »
De son côté, Carlos Sainz a ajouté : « Si quelqu’un m’avait dit hier qu’on finirait avec un point en partant 16e, je serais fier et satisfait. Mais en réalité, je ne peux pas l’être. »
« Ce n’est pas la première fois qu’on ne maîtrise pas tout dès le vendredi. Nous devons apprendre de nos erreurs. Depuis plusieurs courses, le dimanche est devenu une journée difficile pour se battre, ce qui complique beaucoup les choses. »
À noter également : James Vowles a signé un nouveau contrat pluriannuel pour continuer à diriger l’équipe Williams avec engagement.